Impression numérique, procédé digigraphie 150X109 cm, 2011, en cours
Etrangement, un homme nu repose sur la tête, comme en lévitation. Une femme, debout, penchée en arrière, tient elle aussi en équilibre mettant les lois de la gravité à l’épreuve. Ailleurs, un homme de dos, bras en avant, semble s’éteindre en pleine chute.
Ces hommes et ces femmes nus, saisis dans un entre-deux presque somnambulique, figés là sur leur carré de pelouse, paraissent s’extraire du paysage. Le détachement, accentué par le flou des arrières plans, nous ramène mystérieusement vers la sculpture et les marbres blancs des Apollons grecs. L’image s’est emparée de «l’être», réduisant le corps à un substrat matériel et à l’univers quantique shakespearien «to be or not to be». Contrairement aux séries précédentes, la série Des corps ne laisse pas apparaitre le dispositif et pourtant elle résulte de la combinaison de 2 médiums en intéraction : photographie et sculpture.