Corpsnichoirs, série de sculptures d'Anne Even

Corpsnichoirs -béton blanc enduit,  Jardin de Papeligosse, Uzès 2010

Corpsnichoirs type 1, série de sculptures d'Anne Even

Corpsnichoirs Type 1# - béton blanc enduit,  1254X1374X12 cm, Uzès 2010

Corpsnichoirs type 2, série de sculptures d'Anne Even

Corpsnichoirs Type 2# - béton blanc enduit,  1094X1370X12 cm, Uzès 2010

Corpsnichoirs type 3, série de sculptures d'Anne Even

Corpsnichoirs Type 3# - béton blanc enduit,  1474X710X12 cm, Uzès 2010

 

Corpsnichoirs -

Sculptures de béton blanc enduit, jardin de Papeligosse Uzès 2010

Corpsnichoir, atteste d’une compression des trois mots -corps-ni-choir-. Autrement dit, le corps ni peut choir. Il convoque le spectateur à venir s’y nicher, prendre appui sur la sculpture, qui semble à juste titre, avoir été dessinée pour ça. Le corpsnichoir a été pensé, designé de manière à soutenir un individu dans une attitude posturale incongrue, comme figé dans une tentative d’échapper au mouvement. Composées de modules blancs en béton enduit, d’’allures expérimentales, ces formes minimalistes à échelle humaine, mais trop imposantes pour être manipulées, sont peu discursives. Leur aspect formel résulte d’une composante, liée à la pratique dela photographie : selon un point de vue, le corpsnichoir disparait au profit du corps.
La sculpture sert ainsi de matrice à l’image, et l’image qui en résulte, rend compte d’un corps en équilibre instable, presque statufié. L’expérimentation physique de Corpsnichoirs permet ainsi de révéler le secret que semble renfermer la série Des corps.
Les sculptures, en invitant le spectateur à «prendre corps» avec l’œuvre d’art, nourrissent une réflexion sur les contraintes de la tradition du portrait photographique. Bouleversement des codes, ces deux pièces proposent un regard transversal sur l’installation : entre le visible et l’invisible, la proposition suggère une porosité insoupçonnable entre la sculpture et à la photographie.